Actualités

Vous trouverez dans cette rubrique les futurs séjours naturalistes que nous organisons, ainsi que des compte-rendus d’évènements passés et les actualités de la vallée et du village.

Nos Confitures

Posted by on Déc 12, 2016 in Non classé | 0 comments

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LA PARISETTE

Posted by on Juin 11, 2014 in Non classé | 0 comments

 

La Parisette (Paris quadrifolia)  

 

De la famille des lys, cette délicate fleur s’épanouit au centre de quatre larges feuilles.

Elle colonise les hêtraies du cirque du Litor, telle une multitude d’étoiles, elles illuminent

le tapis d’ilots verdoyants. Une fleur, gracile, unique, qui donnera  un fruit : une

Baie toxique, globuleuse et noirâtre.

La Parisette vient du Nom Pâris, elle fût dédiée à ce prince, de la mythologie grecque.

De part et d’autre des Pyrénées, on l’appelle raisin où olive, cet « éloigne-loup »(estranglalops

en occitan) garnissait sous d’autres contrés, des appâts destinés aux renards.

Cette espèce vulnérable aime les sous-bois calcaires, elle est associée à un champignon symbiote,

qui la nourrit, lui permettant de supporter le manque de lumière.

La sylviculture moderne est l’ennemie de la Parisette, les labours, les coupes rases, la mise

en lumière brutale l’a font disparaître. Elle pourrait être un indicateur de la gestion durable

des forêts. On lui reconnait aussi la capacité à résister aux plantes invasives.

La Parisette est une plante étonnante, et par sa finesse et son élégance, elle ne manquera jamais

d’enchanter vos promenades forestières.

 

 

 

 

 

 

 

LE GYPAÈTE BARBU

Posted by on Juin 18, 2013 in Non classé | 0 comments

LE GYPAETE BARBU  Gypaétus Barbatus

LE CASSEUR D’OS

Avec ses 2.80 m d’envergure et sa queue en forme de losange (cunéiforme), le gypaète se distingue des autres vautours par son vol élégant, plus  souple. Il glisse le long des parois rocheuses avec des changements de direction rapide lorsqu’il se fait houspiller par les corneilles .De grand mouvements ample le démarque des vautours fauve, l’oiseau replis les ailes sous le corps pour prendre une ascendance thermique, il monte alors rapidement grâce à son poids léger et sa vaste surface portante. Le contraste facial noir et blanc chez les adultes est visible de très loin ainsi que sa barbe noir suie. Enfin pour celui qui a la chance de croiser son regard de suffisamment prêt, l’iris jaune de ses yeux contraste avec un cercle rouge qui l’entoure appelé sclérotique. L e gypaète adulte se pare de couleurs contrastées, rouille, jaune ivoire, et dégradés de gris ardoisé, une culotte recouvre les pattes d’un blanc presque pur.

Le casseur d’os traine souvent sur les plateaux de Lascoutes et les gorges resserrées de l’Ouzoum , il vagabonde jusqu’au village, recherche dans les pentes escarpées les os délaissés  par les autres charognards ;il rôde sur les coteaux du béziou et surveille son territoire dominé par les lattes de Bazen et du Gabizos ; Il pourchasse à la manière d’un labbe les jeunes intrus de son espèce, encore non territoriaux.

Le spectacle, de deux individus au corps à corps, en chute libre ; alors que la neige ne cesse de tomber, les deux gypaètes s’accrochent, s’empoignent, se libèrent pour reprendre une poursuite effrénée. .   Un jeune immature se fait malmené par un adulte très agressif qui  le reconduit hors de son territoire. La scène se déroule à la hauteur du village d’Arbéost, nous laissant un instant perplexe devant un des rapaces les plus rares  et des plus majestueux. La haute vallée de l’Ouzoum possède ce joyau pyrénéen qui symbolise à lui seul la lutte incessante de quelques hommes soucieux de préserver notre patrimoine … sauvage. Il ne subsiste actuellement qu’une trentaine de couples de gypaète sur l’ensemble de la chaine pyrénéenne ; l’espèce reste fragile, mais regagne au fil du temps sa place, ce vagabond des cimes continuera je l’espère à illuminer le ciel de nos montagnes.

Photo de yannick Bielle Garde au Parc National des Pyrénèes

Aigle Royal

Posted by on Mai 15, 2013 in Non classé | 0 comments

 

AIGLE ROYAL  Aquila chrysaetos

Le couple de la haute vallée de l’Ouzoum

Observation d’un accouplement sur les crêtes de Luzé  Le  25.02.2013.

Nous suivons deux aigles au téléobjectif depuis la terrasse du gîte, tout en buvant l’apéritif. Quel régal, quand on pense aux heures d’observations passées derrière un fourré ; des heures d’attente dans le froid, parfois sous la pluie, sans un mot, sans un bruit, et souvent pour ne rien voir.  Aujourd’hui il fait beau, nous discutons entre amis et deux aigles se dirigent vers nous pour prendre une ascendance thermique. Ils se font admirer un long moment avant de glisser vers le sud. Alors que nous discutons sur l’âge des oiseaux (1 mâle adulte et 1 sub-adulte ?), ils se posent sur les crêtes de Luzé en dessous du Mont Laid puis s’accouplent avec de grands battements d’ailes, le mâle  cherche son équilibre sur le dos de la femelle tout en rabattant ses ailes autour d’elle. Une scène qui peut paraître banale pour les ornithologues baroudant sur le milieu montagnard, sauf que ce couple cherche à nidifier depuis quelques années, sans succès. Une femelle trop jeune ? Un des individus stérile ?une compétition trop importante avec les vautours également nicheurs sur ce secteur ? Nous ne pouvons que constater et  chercher la cause par l’observation régulière des déplacements, et les comportements du couple sur son territoire. Cette observation confirme la bonne cohésion des deux partenaires, ainsi que l’attachement à cette vallée depuis de nombreuses années.

La protection des rapaces n’est apparue en France qu’en 1976, première victoire de quelques passionnés pour la vie sauvage. Un combat mené de front par les associations de protection de la nature et qui aujourd’hui peuvent se féliciter de voir à nouveau voler les grands rapaces pyrénéens.

Une quarantaine de couples d’aigles nichent actuellement dans les Pyrénées occidentale, ils sont sujets à un suivi régulier par le Parc National, et depuis 2008 dans le cadre d’un partenariat avec les associations :

G.O.P.A (gopa64.free.fr) groupement ornithologique des Pyrénées et de l’Adour

 S.A.I.A.K (http://saiak.com/fr/saiak-elkartea/)

Nature Midi Pyrénées. www.naturemp.org

  Deux couples territoriaux  nichent  aujourd’hui dans la haute vallée de l’Ouzoum. Cette espèce hautement symbolique a reconquit son espace de vie et nourri l’espoir de voir un jour se concrétiser la nidification de ce couple, avec l’envol d’un jeune.

Le tichodrome descend dans le cirque du Litor

Posted by on Mar 18, 2013 in Non classé | 0 comments

Le tichodrome descend dans le cirque du Litor

Le 14 Fevrier2013

 LE TICHODROME ECHELETTE Tichodroma Muraria

Les conditions d’enneigement ont obligé cet oiseau alpin à descendre se mettre à l’abri sur les parois rocheuses surplombant la route du Soulor (D126) («  Le pas de Tartas » et « Le rochers de l’Aigle ») à environ 9OOm d’altitude ; un acrobate adapté aux parois verticales dont le  vol papillonnant attire de suite le regard.  Un oiseau unique, seul représentant de sa famille (Tichodromadidés) qui a longtemps été associé à celle des grimpereaux et sitelles. Son adaptation au milieu de roches a développé chez lui des capacités exceptionnelles pour rechercher sa nourriture dans les éboulis, les falaises escarpées et les gorges de montagne. Cette espèce cavernicole a besoin de cavités pour nidifier et dormir. Les hivers trop rigoureux oblige le tichodrome à entamer des migrations altitudinales le poussant à se réfugier en basse altitude jusque dans nos villes. Il retrouve alors un habitat similaire, comme les immeubles et les cathédrales. En 1986 je l’ai noté à Tarnos (40) sur un blockhaus, ainsi que sur des falaises côtières prés de Biarritz .Ces niches écologiques difficilement accessibles pour d’autres espèces limite toute compétition ; un bec long et recourbé lui permet de rechercher les insectes dans les moindres anfractuosités, un pouce rétractile et des doigts crochus facilitant les déplacements sur la roche nue. Les couleurs sont étonnantes avec ce rouge carmin et des taches blanches bien visibles sur les couvertures secondaires, surtout chez les mâles.

Le tichodrome échelette est une espèce essentiellement menacée par le dérangement en période de nidification (juillet/ aout). Les loisirs de montagne, tels que la varappe et l’alpinisme l’obligent à abandonner le nid tout comme de nombreuses espèces rupestres (aigle, vautour, percnoptères, gypaète barbue). Le cliché photo a été fait  par Alain Suberbielle, photographe naturaliste qui, cette fois, a pu le cadrer directement de son camion, en bordure de la route.

Observation d’un Jaseur boréal Bombycilla garrulus dans le Cirque du Litor

Posted by on Jan 21, 2013 in Non classé, test | 0 comments

Observation d’un Jaseur boréal Bombycilla garrulus dans le Cirque du Litor

Le Jaseur boréal (Bombycilla garrulus) est une espèce de passereau frugivore semi-migrateur se reproduisant dans les forêts boréales de certaines régions du nord de l’Europe, de l’Asie et de l’ouest de l’Amérique du Nord. Alors que le Jaseur d’Amérique(aussi appelé « Jaseur des cèdres » au Canada francophone) n’occupe que l’Amérique du Nord et le Jaseur du Japon n’habite qu’en Asie, le Jaseur boréal est le seul dont l’aire inclut tous les continents ayant des zones subarctiques.

Le 8 janvier 2013, une tempête de neige s’abat sur la haute vallée de l’Ouzoum, les massifs du Gabizos ne sont même pas visibles, et le vent s’en mêle, rendant les conditions d’observation difficiles : pas vraiment une journée pour sortir, même en raquettes.

A croire que le cirque du Litor offre un abri providentiel pour un passereau venu de loin puisque, vers 14h 30, j’observe un jaseur Boréal perché en bordure de route sur un pied d’aubépine : un instant rare ! Il s’agit d’une espèce que j’ai déjà observée dans les alpes Maritime en 1988 dans le Parc National du Mercantour. Dans un vol ondulant, il m’échappe pour se reposer à quelques mètres et me laisse juste assez de temps pour l’identifier. Cet oiseau coloré de beige, de noir et de rouge disparaît dans le fond du vallon.

A ma connaissance, l’espèce n’a jamais été observée dans les Pyrénées ; les incursions sont rares en France et plus encore dans le grand Sud-Ouest (il existe seulement une donnée, le 16 janvier 1960 par temps de neige à Biarritz sur la côte basque). Il en réapparaît en novembre 2012 toujours à Biarritz (6 ou 7) et sur la réserve naturelle d’un étang landais (2 à Orx) ainsi qu’en Navarre Espagnole (2).

Depuis octobre 2012, d’importants mouvements de jaseurs boréaux sont notés dans le nord de l’Europe : par exemple, des milliers d’oiseaux ont été observés dans le sud de la Scandinavie, environ 1 000 ont été comptés en Écosse les 3 et 4 novembre, et des troupes de plusieurs dizaines d’individus ont été notées en Islande et aux Pays-Bas. Des oiseaux ont aussi été observés dans le nord de la France.

Depuis le début de l’hiver, plusieurs groupes de jaseurs ont été signalés. Les ressources alimentaires composées de baies diverses diminuant, ces oiseaux sembleraient atteindre la moitié ouest de la France. En général, on n’observe pas plus de cinq jaseurs chaque hiver (parfois quelques dizaines).

Migrateur et hivernant d’ordinaire occasionnel, surtout dans le Nord-Est de la France, l’espèce tend vers des invasions périodiques comme ce fût le cas lors de l’afflux de 2004-2005, avec quelques milliers d’oiseaux répartis dans la moitié Est du pays.

Date : 22/02/2013

Nombre :

50

Lieu :

Parc Sainte-Marie / Nancy

Région/Département :

Lorraine – Meurthe-et-Moselle

Pays :

France

Source :

[Jean FRANÇOIS] in faune-lorraine.org

Je décide de revenir le lendemain et de prospecter sur le même secteur au milieu d’un alignement d’aubépines. Des groupes de litornes se perchent puis s’abattent au sol à la recherche de quelques baies oubliées, les vols regroupés des niverolles rasent les pelouses, une cinquantaine d’individus poussés par l’enneigement exceptionnel. Je pousse la recherche sur le fond du cirque et recontacte un oiseau dont la taille et le vol correspondent, mais sans certitude ; trop loin, et les conditions ne sont pas idéale. Le troisième jour, j’espère encore, mais force de constater la faible ressource alimentaire sur les épineux, j’en déduis que mon oiseau n’était là que de passage, le temps de laisser venir enfin une accalmie et de continuer son premier périple pyrénéen.